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 Kanenn, la réincarnation.

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Kanenn
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MessageSujet: Kanenn, la réincarnation.   Sam 15 Sep - 7:17

Chapitre 1 : Premier pas sur Rykke-Errel
En des temps reculés, mais pas trop non plus, Bravig, moi-même, tout de bandelettes vêtu, coulais des jours heureux dans la cité de tous les pêchers, Astrub, tuant des Craqueboules par ci par là, histoire d'entretenir la forme et utiliser leur carapaces de pierres pour y affûter mes plus beaux outils. Mais la solitude se fit sentir, la compagnie des monstres de pierres ne me suffisait plus, et je finis par rejoindre un groupe d'aventuriers plus entraînés dont la confrérie se faisant appeler "Baldur's Gate", menée par un vétéran de la grande guerre du monde des Douze, pour parcourir les plaines herbacées d'Amakna et préparer mon périple vers Pandala. Cette idée d’explorer Pandala m’étais venu après qu’un botaniste commercant dont l’égo n’avait d’égal que son snobisme affolant. D’après cet homme, "L'Oryza sativa ou encore glaberrima est un met dont raffolent les autochtones et les maîtres alchimistes" En gros un moyen de se faire des bandelettes en or, le riz.

Une merveilleuse et richissime année passa en compagnie de ces aventuriers, mais plus le temps passait, plus mes compagnons trouvaient le goût de l’aventure de plus en plus fade (Sans parler de la chute du cours du riz à la bourse Amakna Street). Leur âmes dérivèrent alors dans l'oisiveté et la paresse, en attendant tranquillement la mort, d'autres disparurent brusquement de cette dimension. J’errais alors sans but et les poches vident, dans les méandres du Monde des Douze, côtoyant la pauvreté, l'ennui, un infâme dilemme de Xélor que de voir le temps passé si lentement, sans pouvoir y faire quelque chose. Ces mois d’errance me mena aux confins les plus sombres du continent. Une vie d’ermite, voici comment caractériser ces derniers mois. C'est lors d'une suicidaire balade dans la Forêt des Abraknydes que j’aperçu un étrange Zaap qui s’élevait dans une clairière. Le Zaap en lui-même était couvert d'anciennes runes méconnues, surement une langue très ancienne, mais le plus étrange restait l’absence de vie autour du Zaap. Pas un brin d’herbe, aucunes fleurs, seul une terre noirâtre était présente dans un rayon de 5 mètres.

Pour moi, le Zaap devint vite une obsession, il représentait comme une porte de sortie à cette spirale d'ennui qui caractérisait ces derniers mois. Je tentais alors d'y déchiffrer les runes et de trouver le mécanisme activant ce curieux portail. Des mois passèrent lors de son étude et les livres de la Grande Bibliothèque d'Amakna ne m’avaient apportés que perte de temps et découragement.
Cependant une nuit, où l’éclat de la Lune avait pris un curieux rouge pourpre, le Zaap s'ouvrit alors laissant passer le tristement célèbre Goultard, débordant de soif de combats. Je l’observais, lentement, et vit le Iop se diriger vers les zones habitées à la lisière de la Fôret en laissant derrière lui un sillon d'arbres et de buissons carbonisés par l'ardeur de son tempérament, ne laissant que cette curieuse terre noire.

Le portail resta néanmoins ouvert plongeant la clairière dans une pâle lueur rouge. Sans réfléchir plus longtemps, je m'y faufilais avec hâte. Le portail se referma derrière moi quelques instants plus tard, me laissant sur un étrange chemin de terre large de deux mètres suspendu dans le vide. Sans me poser plus de question j’entrepris alors une longue marche sur ce chemin, contemplant les étoiles qui remplissaient le vide de leur éclat.


Chapitre 2 : Le début d’une longue aventure

J’ai marché, sans relâche pendant plusieurs jours, ayant pour seuls amis les étoiles qui éclairaient mon chemin et le vide qui l'entourait de son oppressante noirceur. Le temps semblait décalé, arrêté, comme une autre dimension. La faim, la fatigue ne se faisaient pas ressentir, le temps ne passait pas, c'est comme si cette dimension était le temps elle-même. Après de longues réflexions sur ma propre nature et de ma longue marche dans ce que je pensais être l'essence même du temps et donc un cadeau du Dieu Xélor, je pris cette étrange aventure comme un signe de sa confiance en moi. Je vis soudain une lumière, plus vive que celle émise par les étoiles, dans la continuité du chemin de terre. Je m'en rapprochais en toute hâte, jusqu'à discerner une porte. Je l'a franchi sans hésitation d’un grand bond et me retrouva au même endroit, dans l'obscure Forêt des Abraknydes, mais le sillon d'arbres mort et la terre calcinée n'étaient plus là.

Le portail se referma brusquement, je quittais alors la Forêt, déçu et intrigué de cette aventure. Je regagnais alors les ruelles criantes d'Amakna, mais quelque chose semblait avoir changé. Je gagnais le marché mais ne vis pas le Botaniste et aucun des autres commerçants habituels. Les propriétaires d'échoppes n'étaient plus les mêmes, les habitants ne me revenaient pas en mémoire, mais pourtant tout semblait pareil.
Je menais ma petite enquête et entrepris d'interroger un passant.

-"Excusez-moi jeune homme, où sommes-nous ?"
-"Ben à Amakna sous la protection de notre bien aimé Silouate."
-" Vous avez dit Silouate ?"
-"Ben oui Silouate, le protecteur d'Aperirel. Bon j'ai à faire, au revoir m'dame." Le jeune repris sa pioche et se dirigea vers les mines plus au sud.

"Silouate ..." pensais-je, j'aurai donc changé de dimension, le couloir du temps m'a donc redirigé ici. Ce doit être pour une bonne raison.
Je me remis en marche et soudain m'arrêta net en repensant à ce qu'avait dit le gamin " m'dame". J’examinais de plus près mon corps et vis avec stupéfaction que le Couloir m'avais transformée.
« Surement un paradoxe temporel ou une faille du continum espace-temps »

Pas plus préoccupée que ca par cette transformation, je me dirigeais vers la Taverne d'Amakna où mes anciens amis avaient l'habitude de passer du temps, en approchant les effluves de bières et de pain chaud me rappela de doux souvenirs.
Dès que la lourde porte de la Taverne fut poussée, les visages se tournèrent vers moi. Les femmes non accompagnées, étaient dans cette taverne soit des serveuses, soit venu détrousser les bourses de riches marchands. Un Iop aussi costaud qu'abruti se leva, dégaina son épée et me mis en garde.

-" Si tu veux pas finir égorgée puis noyée dans la rivière Kawaii, va falloir payer une taxe !" Ricana t'il en s'approchant.
J’allais lui aplatir sa fichu cervelle de Iop à coup de Ragnarock quand un Ecaflip lui asséna un coup de pied et lui fit bouffer le parquet. L'Ecaflip s'approcha et me tendit la main.
-" Xakar ?"
-"Brav !"
-" Viens à ma table, que je te présente ma nouvelle guilde !"

Xakar, un ancien ami venu lui aussi de l'autre dimension, m’emmena à sa table, où rires et bières coulaient à flots. Trois pintes et un shoot d’alcool de Bwork plus tard, je signais le registre faisant désormais parti d'une nouvelle guilde, "Starling Star", familiale mais active, les affaires reprenaient, à mon plus grand bonheur.

Je gagnais en puissance rapidement et mes outils devenaient de plus en plus efficaces et fut de plus initier à l'élevage par la meneuse Lady Shizuka, ouvrant sur de très fructueuses affaires, encore mieux que le riz. Cependant les rangs ne grossissaient pas et ma connaissance du monde ne dépassait pas la théorie. Ce petit groupe d'aventuriers que j’affectionnais tant ne put combler ma soif d'aventures qui se faisait de plus en plus ressentir. Leurs faiblesses ne me permettaient pas de découvrir le monde qui m'entourait comme je le voulais.

Pensive et le cœur en peine je me dirigeais vers le Port de Madestram, l'air vivifiant de la mer me ferais surement du bien et m'aiderais à réfléchir. Sur les quais, un bateau allait lever l'encre. Je repensais à mes rêves d'aventures que je ne pouvais concrétiser. Les pas bruyants d'un disciple de cra me tira de ma rêverie, courant de toutes ses forces vers le bateau, il se prit les pieds dans la corde de son arc qui traînait, s'affalant de tout son long devant moi.

-" Je peux vous aider ?"
-" Vous en faites pas pour l'arc, il est solide. Vous partez pour l'Île des Wabbits vous aussi ?"
-" Oh non, je ne suis pas assez forte, et puis, pourquoi faire ?"
-" Pourquoi faire ?! Pour dérober le célèbre Dofus Cawotte à ce vieux fou de Wa Wabbit !"
Je repensais à mes espoirs d'aventures et vis en ce jeune cra le moyen d'y arriver et accepta de l'accompagner.

-" Au fait, moi c'est Bravig."
-" Enchanté moi, c'est Djidane !"


3 Chemins Wa, un Château plus tard nous nous vîmes enfin octroyer l’œuf tant convoité.
Au moment de se quitter, je pris note du nom de la guilde du crâ avec qui le Dofus avait été si facile à obtenir : Tamashii Heiwa. Son nom résonna dans mon esprit, un sentiment de paix intérieur m’envahissais dès que prononçais ce nom. Je retournais alors dans la petite bâtisse des Starling Star, m’assis sur ma chaise en chêne sculpté et réfléchis. Ma méditation dura toute la nuit, au petit matin, bercée par le chant des oiseaux et la rosée qui renvoyait l’éclat du Soleil dans la maison, je pris ma décision et fis mes adieux à mes amis.

Je fis halte dans une taverne, commanda une miche de pain bien chaude et du lait.
" Tamashii Heiwa, où peut bien se situer ce temple … " Je fis alors une annonce dans la taverne :
-" S’il vous plait, quelqu’un saurait il où se situe le temple de Tamashii ? "
Je ne reçus pour réponse qu’un morceau de fromage qui vola en ma direction, je le stoppais net en l’air, grâce à ma maitrise du temps qui s’améliorait de jour en jour. Le vacarme assourdissant qui caractérisait la taverne cessa et un homme au comptoir, son visage caché par des fripes récupérées sur les marchés d’Amakna, finissait de déguster sa bière bien fraiche dont les perles d’eaux condensées bordant la chope s’échouaient misérablement sur le bois du comptoir avant d’entamer :

-" Tu cherches surement le temple au-delà des nuages, tu le trouveras caché dans les imposantes Montagnes des Craqueleurs, mais attention, peu de gens s’y risquent. On dit que seul les braves guerriers aux nobles valeurs atteignent le temple, alors attention à toi. " Sur ces mots l’homme claqua sa chope sur le comptoir et partit.


Je finis ma miche de pain et me mis en quête du temple dans les nuages. Quatre jours plus tard, j’atteignis la montagne et bivouaqua à son pied avant d’entreprendre la longue ascension. Lorsque le jour se leva je fis des réserves d’eau et de nourritures et commença à grimper. Le début fut facile, un chemin de terre arpentait le long de la montagne, mais ce fut l’affaire d’une journée, le sentier s’arrêtait brusquement laissant place aux rocs, aux à-pics et aux crevasses. Le lendemain, remontée comme l’Horloge de Xélor, je débutais la véritable ascension, les premiers mètres furent aisés mais la suite s’avéra plus ardue, manquant de me retrouver à plusieurs reprises au fond d’une crevasse. Le bivouac fut difficile à établir tant le sol irrégulier était percé de rocs.

Au troisième jour d’ascension une énorme cascade stoppa ma progression. L’environnement avait changé, le clapotis de l’eau sur les rochers la détendait, le chant des oiseaux était revenu, la végétation se faisait aussi plus présente.
" Je touche au but j’en suis sûre "

La paix qui dégageait de ce panorama fut stoppée par la voix faible mais encore pleine de volonté d’un vieil énutrof :
-" Tu cherches quelque chose ? "
-" Je cherche le temple dans les nuages qui abrite les Tamashiians. "
-" Mais pourquoi emprunter ce chemin, le Transporteur Brigandin ne fonctionne plus ? "
-" Il y a un … transporteur ? "
-" Evidement t’imagines la perte de temps pour venir ici autrement, rah les aventuriers de nos jours, ils manquent cruellement de renseignements ! Bon bouge pas j’vais te chercher l’échelle . "

L’enutrof balança une échelle le long de la falaise bordant la cascade, c’est en regardant d’où venait l’échelle que je finis par distinguer le toit du temple juste au-dessus de la cascade.

« Quelle idiote ! »

Une fois en haut de l’échelle, je fus submergée par la beauté du paysage et du temple, la végétation y était luxuriante et le magnifique édifice était juché sur la cascade. Les nuages que l’on pouvait observer en bas, s’écrasaient contre le flan de la montagne.
L’énutrof me fit entrer dans le temple, une sorte d’aura sembla m’envelopper dès que j’eu mis un pied à l’intérieur.
-« Ce que tu ressens surement c’est Konpaku, l’âme de notre meneur est lié à ce temple et veille sur les nouveaux venus. »
Il me présenta le bureau des recrutements, ainsi que la charte de la guilde. Je pris mon temps, savourant la lecture dans ce lieu paisible et contente d’avoir réussi mon voyage, même si le manque d’informations m’avais fait perdre plusieurs jours.

Après de longues heures de méditation, Je déposais mon formulaire d’adhésion et notifia la charte d’un « Lu et approuvé ». En attendant les éventuelles réponses j’effectuais une balade dans le village qui entourait le temple, repérant chaque échoppes, chaque bâtiments. Je me promenais dans les sentiers qui s’enfonçaient dans la forêt et retourna au pied de la cascade, profitant de la paix qui régnait en ces lieux.
Après quelques jours d’attente je me décidais à retourner au bureau de recrutement. En ouvrant le registre à la page de mon formulaire je trouvais plusieurs notifications des membres, tous approuvant plus ou moins ma venue. Une explosion de joie éveilla le temple de sa somnolence habituelle. Le bruit de mes exclamations fit venir Djidane qui rodait dans les parages qui me reconnue et se souvint de notre fameuse épopée pour obtenir le Dofus Cawotte. Après quelques formalités je fus définitivement acceptées au sein de Tamashii Heiwa, Djidane invita alors les membres à revenir au Temple pour se présenter auprès du nouveau membre. Aux anges, je retenu alors les traits et le nom de chaque membres et commença à sympathiser, tous étaient joyeux, amusants, débordants d’énergie et de choses à faire.

Quelques années passèrent au sein du temple, finalisant mes capacités et ma maitrise du temps, bientôt les disciples dépassèrent leurs ainés et devinrent eux même les ainés, prêt à guider les nouvelles âmes dans le chemin sinueux qu’est l’aventure.
Pour subvenir aux nouveaux besoins que nécessitait ma position, je mis de côté la culture du riz au profit de la boulangerie plus lucrative. Me remémorant les paroles de Lady Shizuka, je remplaça aussi mes anciennes Dragodindes pour en produire plus et les échanger contre quelques récompenses au Garde Montay. Grace à sa générosité je pus mettre de côté une imposante quantité de Kamas à la banque et d’ainsi mettre la main sur d’autres légendaires Dofus, les œufs d’Aguabrial et de Terrakourial.
Tout semblait aller pour le mieux, cependant, au fil des mois, de nombreux aventuriers prenaient leur retraites et partaient couler des jours heureux très loin du Temple. Un soir, lorsque l’annonce d’un nouveau départ de l’un de mes amis m’ébranla au plus haut point, je me retirai chez moi.
Je commençais à perdre confiance en moi et en mon Dieu qui ne m’apportait que tristesse et misère en ces temps difficiles. C’est alors que je pris une décision qui bouleversa mon existence. Mon ancienne vie se détruisait, bribe par bribe, il était temps de prendre un nouveau départ, une nouvelle aventure. J’arrêtai donc définitivement mes prières envers Xélor, empaqueta mes affaires dans mon sac et pris la route pour aller là où tout avait commencé, le Port de Madestram ou j’avais, il y’a maintenant fort longtemps, rencontrée Djidane.
Chapitre 3 : La mort du Xélor
Je descendis donc la Montagne des Craqueleurs en prenant mon temps, l’aventure ne partirait pas sans moi. Je mis quelques jours pour atteindre ma destination, le Zaap des Montagnes des Craqueleurs. Après toutes ces années les kamas n’étaient pas un problème et je pus me rendre au Port rapidement. Fraichement débarquée du Zaap, je me remplis les poumons d’air iodée, des embruns soulevés par la mer jusque sur les quais, je ressentais une certaine quiétude comme si la mer m’apaisait.
Tranquillement assise sur les quais, j’observais la mer, les reflets azurs sur la coque des bateaux, l’éclat du Soleil, la nostalgie s’empara de moi et s’échappa une larme sur ma joue, vite séchée par les vents venant du large. Des marins s’affairaient sur les quais, déchargeant les cales, pleines de poissons et de quelques malheureux Pichons pris dans les filets. Le craquement des planches accompagnait le brouhaha des pêcheurs quand les braillements d’un homme se firent entendre

-« Les cales sont vides ! J’espère que tout le monde est prêt à repartir ! »
-« Presque mon Commandant, un membre de l’équipage est en prison après avoir dépensé toute sa paye en bière et provoqué une bagarre à la Taverne d’Amakna . »
« Une place de libre sur un bateau, cela peut être le début d’une toute nouvelle épopée » Je m’approchai donc du navire et me proposa pour remplacer le pauvre bougre en prison.
-« Soit, nous ne devons pas perdre de temps. Quel est ton nom ? »
-« Bra … Kanenn, mon Commandant ! » Nouvelle aventure, nouveau nom me dis-je
-« Alors bienvenue à bord du King Allister V, je suis le Commandant Costaud et mon second c’est l’vieillard à la barre Jelus Verne, t’apprendras à connaitre le reste de l’équipage en mer, allez ON EMBARQUE ! »

Je pris mon sac et monta à bord du navire de pêche puis le déposa dans ma cabine. Je monta alors sur le pont et reçu une grande claque sur l’épaule qui me fis trébucher.

-« Oula ! Pas bien costaude la nouvelle, en même temps une Xélor … »
-« Plus pour longtemps, j’ai arrêté mes prières et depuis ma croissance reprend et mes bandelettes s’en vont. »
-« C’est vrai qu’t’es plutôt grande pour une Xélor ! M’enfin bref, bienvenue à bord ? »
-« Kanenn »
-« Bienvenue à bord Kanenn, moi c’est Ozen, tu connais déjà le Commandant ? »
-« Oui, et le Second aussi. »
-« Alors il te faut connaitre les derniers membres de l’équipage, en haut du mât c’est Jak, celui qui vérifie les cordages c’est Ada et celui qui glande sur le pont Tirando. »
-« Et où va-t-on ? »
-« En c’moment on pêche au large de l’Île des Wabbits dans la Mer d’Asse, les poissons y sont abondants par là. »

Le temps d’arriver sur place, j’engageai le contact avec les autres membres, encouragée par Ozen. La bonne humeur semblait régner constamment à bord, tous rêvaient d’aventures mais la réalité les ramenaient à la raison, se lancer est un cap à franchir. Ils me respectèrent donc tous pour toutes les épopées que j’avais vécues. La pêche, quoi que peu imprévisible et passionnante, avait le don de m’apaiser, je me sentais chez moi sur la Mer. C’est pour ces raisons que je suis restée plusieurs semaines à bord, je ne me laissais pas de la compagnie de mes nouveaux amis, mes pouvoirs avaient totalement disparus et j’avais repris forme humaine. Mon allégeance au Grand Horloger était enfin terminée !
Les journées s’enchainaient allègrement, départ en Mer, pêche, retour au Port de Madestram, déchargement de la cale. J’commençais à aimer cette routine, j’avais pris mes habitudes dont certaines que j’avais prises sur mes camarades. Ma cabine était devenu nouveau chez moi, ma maison ne me manquait pas, la quiétude du temple non plus, je trouvais la paix sur la Mer. A force de raconter mes anciennes aventures, l’envie d’en connaitre une commença à germer dans l’esprit de mes compagnons, c’qui nous poussa donc à prendre la Mer un jour de grands vents, chaque risque devenait une possibilité d’aventure, de choses à raconter.

-« Cap sur Les Wabbits mon Commandant ? »
-« Non, plus au Sud aujourd’hui, au large de l’Île de Moon et de Sufokia. »

Nous firent donc cap vers Moon, portés par les vents. Puis le vent fut aussi porteur de mauvaise nouvelle, de gros nuages noirs fusaient vers le sud, conséquence d’un mois de Joullier très chaud. La tempête fut rapidement sur nous, la pluie battait fort nous ralentissant dans nos mouvements, le ciel était régulièrement zébré d’éclair plus aveuglant les uns que les autres, et la peur commença à s’immiscer.

-« FAUT QU’ON ACCOSTE MON COMMANDANT ! »Beugla Jelus pris de panique
-« ET OU VEUX-TU QU’ON ACCOSTE AU MILIEU DE NUL PART ! »

Après quelques dizaines de minute, nous étions tous malmenés sur le pont impossible de rentrer les voiles. Le vent et la pluie eurent raison d’une des trois voiles et la foudre s’abatis sur un mât, le réduisant en cendres. Le Commandant tenait bon, derrière la barre, tentait de manœuvrer pendant que la panique s’emparait de nous, puis, une secousse nous mis tous à terre. Le bateau s’arrêta net, la barre ne répondait plus. Nous devinâmes entre les trombes d’eau un rocher, nous avions finalement accosté ou plutôt échoué sur un caillou au milieu de la Mer. Nous sortîmes du bateau à la recherche d’un recoin, d’un abri contre le vent et la pluie. Jelus aperçu un creux dans la roche, parfait pour attendre la fin de la tempête.

-« Eh bien, moi qui rêvait d’aventure j’en ai un peu trop en même temps à mon gout » dit Ozen
-« Ca une aventure ? Une broutille oui, c’est rien comparé à mon combat face au Kralamoure ! T’en as autant dans l’slip qu’une serveuse de Bonta !»
Cette remarque me valut une claque sur l’épaule qui me fit trébucher, je tenta de reprendre mon équilibre en posant un pied en arrière mais le vide se trouva à la place du sol et dégringola sur les fesses une flopée de marches.

-« KANENN ! T’es là ? Rien de cassé ? » Cria Tirando
Sa voie me parvint avec un certain écho, suggérant une suite de pièces derrière moi
-« IMOTHEP ! Mais vous feriez mieux d’descendre aussi, j’crois qu’on vient de découvrir quelque chose ! »

Ada fit un aller-retour au bateau, non sans mal, et ramena des torches et de quoi faire du feu pour explorer cette mystérieuse grotte. Mes camarades me rejoignirent donc en bas des marches et commençâmes l’exploration.
Le faible halo de lumière émis par les torches nous révéla un vieux trône qui se trouvait dans la première salle, des inscriptions et des dessins de poulpes étaient gravés aux murs, nous progressâmes sur la gauche dans une deuxième salle, un immense grimoire s’y trouvait, il n’y avait pas de poussières et les pages étaient très bien conservées mais nous n’en connaissions pas la langue, seul les inscriptions sur la couverture étaient écrites en vieil amaknéen :
« OKTAPODAS »
Nous vîmes aussi des débris d’une machinerie inconnue à nos yeux leur utilité nous échappait, en progressant dans une autre salle nous dûmes passer par un autre escalier qui descendait, avant d’entamer notre descente, j’heurtai quelque chose avec mon pied, un autre livre parfaitement bien conservé, y était écrit en amaknéen
« La Vapeur du Steamer »
Je pris le livre avec moi et nous continuâmes notre avancée dans une sorte de cave, et quel fut pas notre surprise, une espèce de gros tonneau avec hublot était suspendu au plafond.
« A quoi peut bien servir cette machine »
Avant de s’enfoncer trop loin et risquer de se perdre, nous remontâmes à la surface. La tempête s’était calmée et les rayons du Soleil filtraient à travers la couche de nuages restante et c’est là que nous le vîmes. Sculpté à même l’immense rocher sur lequel nous nous étions échoué, un gigantesque calmar. Les nombreuses tempêtes l’avait malmené, l’érosion avait emporté de nombreuses tentacules mais il était encore tout à fait visible au Soleil, le Légendaire Kralamoure de pierre.

Chapitre 4 : Renaissance
Cela faisait maintenant 3 semaines que nous avions découvert cet étrange rocher pourvu de gigantesque galeries. On avait pu rafistoler le navire pour que le Commandant puisse retourner à Madestram prévenir le monde de note découverte, et pendant ce temps, accompagnée de Jelus, Tirando, Ada, Jack et Ozen nous poursuivions l’exploration de ce qu’on pensait être les restes d’une civilisation très ancienne. Nous avions mis à jour plusieurs salles, accrochés des torches et nettoyés la poussière qui c’était accumulée. Bref on préparait le terrain pour les pros.
C’est donc à la fin de cette troisième semaine que les archéologues, chercheurs, aventuriers et autres curieux s’amassèrent sur notre rocher. Nous n’y connaissions rien, mais nous aidons tout le monde. Les archéologues nous expliquaient que l’on avait mis à jour un ancien temple d’enseignement Steamer une variante de l’allégeance à Osamodas. Un peuple qui part leurs avancées technologiques avait réussi à s’installer sous l’eau près de Sufokia, on raconte d’ailleurs que ce sont de lointain ancêtre à eux qui aurait fondé cette cité. Mais le savoir et la technologie de ce peuple avait coulé en même temps qu’eux lors d’un typhon.
Les chercheurs traduisaient tant bien que mal les différents ouvrages que nous avions trouvés. Le livre où « Oktapodas » était écrit relatait les coutumes, traditions et autres aspect religieux des Steamers. Osamodas affectionnait son apparence de Kralamoure Géant et s’en servait pour martyriser les pêcheurs de masses et les pirates. Après avoir entendu parler de ce Kralamoure qui s’attaquait aux bateaux, les marins commencèrent à prier ce Kralamoure pour qu’il arrête de s’en prendre aux amoureux de l’océan. C’est alors que certains se découvrirent des pouvoirs encore jamais vu dans le Monde des Douze, et c’est ainsi que les Steamers sont apparus. Mais c’était il y’a des siècles.
Le second ouvrage « La Vapeur du Steamer » était un manuel qui regroupait les différents sorts et capacités que ces derniers pouvaient acquérir. Etant une aventurière d’expérience, vous vous doutez bien que cette partie de la découverte m’intéressait au plus haut point. Si bien que dès que les chercheurs m’ont confiée la traduction j’ai commencé à prier ce fameux Oktapodas. Mes amis et moi avons donc réquisitionné une salle d’entrainement laissant les archéologues à leurs occupations.
-« Alors Kanenn, ça dit quoi c’bouquin ? » me dit Jelus
-« Ca dit que, à en croire parce c’que dit l’manuel, que l’on va pouvoir faire revivre cette civilisation en devenant nous-même des Steamers. »
-« Mais moi j’y connais rien en sorts, j’ai toujours été qu’un pécheur ! » fit Jack
-« Et bien c’est l’occasion pour vous de devenir autre chose que des pécheurs, vous avez l’occasion de rejoindre une nouvelle aventure, en ferez-vous parti ? »
Nous commençâmes donc l’entrainement, aillant déjà dû apprendre toute une série de sorts, en apprendre de nouveau m’étais plutôt aisé, pour compagnon par contre c’était une autre histoire. Mais j’étais là les aider, et au fur et à mesure, la salle d’entrainement comptait de nouveaux membres venu pour découvrir cette nouvelle race. De jours en jours notre nombre ne faisait que croitre si bien que pour ne pas déranger les chercheurs nous dûmes trouver un autre lieu d’entrainement.
Ganymède assista aussi à l’entrainement pendant quelques temps pour ensuite enseigner les bases aux nouveaux arrivants du Monde des Douze. Les sorts normaux étaient plutôt facile à apprendre mais leur grand nombre prenait du temps à tout mémoriser. Retenir tous les sorts était fastidieux mais notre enthousiasme était à toute épreuve, la joie de recréer quelque chose d’aussi ancien nous animait tous et nous permettait d’avancer. Cependant, les sort s d’invocations arrivèrent et le manuel n’était pas très précis à leur sujet. Iils faisaient appel à des connaissances technologiques que nous n’avions pas, c’est ce qui pris donc le plus de temps, mais aidés par les archéologues qui avaient retrouvés des vieilles tourelles, nous pûmes les démonter, en comprendre les mécanismes et parfaire nos sorts d’invocations.
Lorsque nous ne nous entrainions pas, l’exploration des salles et de leurs contenus était au menu. C’est là que nous revîmes l’étrange tonneau suspendu. D’après les spécialistes, c’était un « sous-marin », des prototypes étaient en cours d’élaboration pour faciliter le trajet de Sufokia jusqu’au Temple d’Oktapodas.
« Un jour, moi aussi j’en aurai un. »
Des mois s’écoulèrent, parachevant nos nouvelles capacités. La salle se vidait petit à petit. Les aventuriers partaient pour dérouiller du monstre et Ganymède assurait l’enseignement à Incarnam. Les fouilles touchaient à leur fin et le temple était parfaitement restauré, ce fut très rapide car l’engouement de la population pour cette découverte était immense. Des gens venaient d’Otomai, de Bonta, Brakmar et même de valeureux aventuriers Frigostien étaient venu se convertir.
Jelus qui d’après lui était « Trop vieux pour ces conneries » abandonna l’entrainement pour se concentrer sur l’aspect culturel du temple et de cette nouvelle race. Il voulait s’assurer de la bonne transmission du savoir des Steamers il s’est donc promis de guider et informer les visiteurs qui venaient du monde entier.
-« Mes amis, notre entrainement est terminé, nous sommes maintenant des Steamers ! »
Tous, moi y compris, s’observaient. J’avais grandi, changée d’apparence et avais héritée d’un nouvel équipement. Une splendide tenue de cuir couverte par endroit de plaques de cuivres. En plus de cela j’arborais fièrement des petites lunettes rouges, très utile pour ne pas se faire surprendre par la vapeur que nous générions.
-« Je pense rester ici et aider Jelus, j’vais entrainer les Dopeuls pour faire connaitre aux autres aventuriers les sorts dont nous disposons. » déclara Tirando
-« C’est d’accord, qui d’autres vient avec moi sur l’continent ? »
Ada, Jack et Ozen levèrent la main.
-« Par contre nous ne te suivrons pas, ton niveau d’expérience est bien supérieur au nôtre. Nous allons nous contenter de petites quêtes, découvrir le monde tranquillement. Après nous reviendrons surement là ou tout a commencé, pour aider Jelus dans sa tâche. »
-« Je n’peux vous en vouloir pour ça. Mais soit, bonne chance mes amis. »
Nous prîmes le sous-marin pour rejoindre le continent, puis après une large étreinte collective, nous nous quittâmes.
En vaquant sur les quais de Sufokia, dont l’activité avait largement été boostée depuis notre découverte, je revis le Commandant Costaud qui s’apprêtait à partir en mer pour pêcher.
-« Commandant ?! »
-« On s’connait ? »
-« C’est moi, Kanenn ! »
S’en suivit alors une longue et futile discussion où il me raconta comment il avait galérer à trouver un nouvel équipage après que nous l’avions tous lâché.
-« Au fait, j’aimerais bien m’installer ici, l’air de la mer m’fait tant d’bien, vous n’connaitriez pas des maisons à vendre par ici ? »
-« Si y’en a plusieurs, mais c’est devenu cher depuis c’t’histoire de Steamer. »
-« Vous inquiétez pas pour l’prix, ça fait longtemps qu’j’économise. »
Je lui fis alors mes adieux et commença ma traque immobilière qui se termina par l’achat d’une magnifique maison de deux étages et une cave. Quand je l’ai visitée et que j’ai vu que la cave était pourvue d’un bassin relié directement à l’océan, le coup de cœur immédiat. J’ai sorti ma bourse et l’affaire était réglée.

Assise face à l’océan je commençais à réfléchir
« Maintenant il s’agirait d’tester tout ça, mais seule j’vais pas aller loin »
Je revins donc à la maison et assise devant ma table, j’écrivis 5 lettres à destination de mes vieux amis de guilde:
« Mon ami,
J’ai pendant tout l’été, passer mon temps à apprendre de nouveaux sorts liés à une nouvelle classe. Tu en as surement entendu parler, les Steamers.
J’aimerais faire gouter aux monstres mes nouveaux pouvoirs, à montrer au monde ce dont sont capable les Steamers, c’est pourquoi je m’adresse à toi, es-tu prêt à rejoindre cette nouvelle aventure ?
Je sais que tu as trop longtemps procrastiné devant les hôtels de vente, glandé au zaap exhibant ton superbe équipement. Mais là je te parle d’une vraie aventure qui nous mettra tous à rude épreuve et nous permettra de dévoiler nos talents.
Alors si tu veux bien, en souvenir de la belle époque, rejoins moi le 2 Octalliard lorsque le soleil se lèvera, un grand bateau rouge amarré au port est de Sufokia t’attendra.
Steamereusement votre, Kanenn Technomage des profondeurs, anciennement Bravig. »
J’envoya mes lettres et commença à chercher un bateau rouge à acquérir ce qui comme vous pouvez le supposer n’a pas été facile, j’aurais dû réfléchir avant d’envoyer ça. C’est là que je le vis, un magnifique trois-mâts dont la coque était rouge écarlate. Je vis un vieux capitaine avec une barbe noire en descendre.
-« Combien pour le trois-mâts ? »
-« Il est pas à vendre gringalet. »
-« Allons, allons, tout est à vendre en ce bas monde. » dis-je avec un sourire en coin
Le capitaine me léga alors le bateau pour une somme exorbitante, mais peu importait, j’avais amassé ces sous dans ce but.
Arriva alors l’aube du 2 Octalliard, je priais Oktapodas pour que tous mes amis viennent et pris place sur le navire, affublée d’un tricorne et d’une longue vue. Je me suis alors hissée jusqu’en haut du mât pour surveiller l’arrivée de mes amis. De ma cachette je vis donc arrivé un groupe de 5 aventuriers, aillant tous reçu la lettre ils ont dû décider de faire la route ensemble.
-« Bon, des bateaux rouge doit pas y’en avoir 150, je suppose que c’est celui-là ? »
-« J’sais pas, t’en vois d’autre toi ? Nan, bah alors monte j’me trimballe un sac de 15kilos depuis hier soir j’ai bien envie de me reposer »
Mes amis se sont donc rassembler. Après avoir déposés leur paquetages et manger un morceau. Ne me voyant pas arriver, l’agitation montait sur le pont.
-« Bon elle fait quoi, j’me suis pas tapé la route des Montagnes jusqu’à Sufokia pour glandouiller sur un bateau ! »
« Ah ! Ils ont l’air d’être impatient ! Voyons, il manque personne ? Yopimaru le Iop, est là, Delienn le Pandawa, Sklasenn l’Eniripsa, Donozen le Féca et Hémix l’Enutrof. Ils sont tous là, il est grand temps de se montrer ! »
Je saisis donc la corde qui descendait du mât et me laissa glisser juste devant le gouvernail. Une entrée remarquable était nécessaire, il fallait capter leur attention. Tout le monde se tue et me dévisagèrent. Ils avaient tous le sourire aux lèvres trépignant d’excitation. Je m’avançais vers eux et pris la parole :
-« Ah ! J’vois que tout l’monde a répondu favorablement à mon appel. J’espère que vous êtes tous bien motivé car on en a pour un moment vu l’programme que j’nous ai concocté et vous n’serez pas déçu du voyage! Mes sœurs, mes frères, bienvenue à bord du Queen Nenn’s Revenge ! Et maintenant, allons pourrir du méchant.»


Chapitre 5 : L’aventure, le retour.



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Dernière édition par Kanenn le Dim 23 Fév - 11:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Kanenn, la réincarnation.   Mar 18 Sep - 9:45

Ce n'est pas pour etre mechant mais plutot pour etre constructif que je vais ecrire ce que je vais ecrire.

Je trouves ton style très, trop lourd. Je te donnes des exemples de ce qui m'a géné :

Citation :
accompagné de sa rage dévastatrice qui le caractérise

Citation :
le courageux mais néanmoins momifié Bravig

Ca m'a tellement géné que j'ai arrêté la lecture assez rapidement. C'est dommage car ton histoire avait l'air très intéressante.

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MessageSujet: Re: Kanenn, la réincarnation.   Jeu 13 Juin - 17:12

UP !

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MessageSujet: Re: Kanenn, la réincarnation.   

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Kanenn, la réincarnation.

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